Asie du Sud-est, beaucoup, passionnément à vélo


Après avoir longtemps voyagé avec caméra et magnétophone, nous partons maintenant un carnet de croquis en poche et une petite boite d'aquarelles. Les rencontres se font ou ne se font pas, ce n'est pas grave. Nous nous promenons à la recherche du beau, et nous dessinons, tranquillement, sans précipitation. Et si nous n'avons pas tout vu de ce qui est marqué dans les guides, pas grave non plus. Ce que nous voyons, nous le voyons à notre rythme, à notre façon, plastiquement.Pendant l'hiver 2007-2008 ce fut La Thailande, le Laos et le Cambodge qui nous retinrent pendant trois mois. Retour en Thailande en 2008-2009 (3 mois) - Hiver 2009-2010 nous achetons des vélos à Canton (Chine) pour rallier Singapour - Fin 2010, début 2011, l'Inde du Sud - Octobre 2011, c'est la Birmanie puis retour en Chine ou nous achetons a nouveau deux velos et prenons la route du Vietnam... a suivre...

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du Portugal

Publié le mercredi 18 avril 2012, à 17:49,

Je ne pensais pas reprendre ce blog pour parler de notre escapade au Portugal au volant de notre fourgon aménagé. Car il est bien entendu que ceci n’est pas vraiment un voyage.
Poussés par le vent du Nord, nous sommes arrivés dans cette région de l’Alentejo dont je languissais depuis plus de vingt ans. Et c’est sur un causse, encore un, que nous avons trouvé notre place, entourés de chênes court et déjà tout en feuilles. Des sonnailles nous parviennent, des grillons chantent. L’herbe est rose et sèche. Derrière nous une colline que nous franchissons à pied par les sentiers pour aller au village.

La Quinta de Pomarinho est la propriété d’un couple de Hollandais qui, outre les oliviers, les agrumes, la vigne et le miel, tirent leurs revenus de l’hébergement en chambres d’hôtes, gîtes et d’un terrain de camping. " Amis de la nature ", ils n’utilisent que des énergies renouvelables, ne produisent que des produits bio. C’est un petit paradis, pour nous tout du moins et la poignée de Hollandais qui séjournent là, comme il en existe par-ci par-là dans le monde créé grâce à une attention et un travail incessant d’hommes dévoués à la cause.

Odeurs des genêts en fleurs, des cistes aux pétales de papier blanc fripé, des oliviers qui sentent l’huile des fruits qu’ils viennent de donner, des pins, entêtante de la fleur d’oranger venant des vergers chargés de fleurs et de fruits. Marcher sur les pavages des chemins d’autrefois, entre des murets de pierres qui délimitent des plantations de puissants chênes liège aux troncs rouges d’avoir été dénudés. Doux murmure d’une source. Plus haut, dans un paysage de roches grises, une bergerie blanche et l’on rêve de s’asseoir sur son seuil pour quelques semaines, quelques mois. Enfin le bourg de Castello de Vide apparaît, grappe de maisons blanches à toits rouges grimpant vers son castel de pierres. L’église à large façade blanche encadrée de deux clochers gris s’élargit au centre. Pour y monter on traverse un lotissement neuf et pourtant bien intégré, chaque logement ayant sa courette intérieure, patio bien à l’abri du vent. Et l’on monte par les ruelles propres et bien pavées, toujours entre des murs ourlés d’ocre. De nombreux cafés bien clos ne se laissent deviner que par leur enseigne, minuscules boutiques dotées d’un comptoir et de trois tables. Le vent du Nord souffle en rafales et, à l’heure de la sieste, les bancs tirés bien à l’abri, dos au soleil, sont occupés par les bavards en pulls et coiffés de casquettes et leurs commères en chapeau de paille. Que j’aime cette femme âgée, courte, aux jambes torses, cheveux gris et face burinée, qui monte péniblement jusqu’à son banc, son cabas à la main. Je parie qu’il contient pelotes de laines et aiguilles à tricoter. Image des vieux de mon enfance qui me mettrait pour un peu les larmes aux yeux.

Le vent se renforce et le ciel se couvre. Nous reprenons le chemin à travers le maquis jusqu’à Pomarinho. Comme nous avons bien fait de venir là ! C’est l’endroit idéal pour renouer avec notre vieille Europe, l’authentique, la mienne en tout cas, méditerranéenne.



farniente dans les iles

Publié le mardi 13 mars 2012, à 06:55,

Nous sommes a la veille du retour sur Paris.

Presque 3 semaines de farniente sur les iles. Voila qui est finir un voyage en douceur.

Sur l ile de Ko Yao Noi, face a Phuket, dans la superbe baie de Pangha, nous nous sommes trouves un bungalow en bois dans la vegetation. Grand calme, les oiseaux, les cigales, hamac sur la plage, avec un horizon d une grande beaute.

De gros ilots rocheux passaient par tous les tons de bleu et de gris, allant jusqu au noir. Nous ne nous lassions pas de la vue. Seul bemol, la mer etait trop chaude dans notre baie - si si !- et nous prenions les velos pour aller nous baigner a 3 km de la, secher sur la plage en mangeant du poisson ou du poulet grille.

Nous avons repris la mer , puis la route qui passe par Krabi pour rejoindre l ile de Ko Jum, plus verdoyante si possible, moins habitee et la nous sommes restes deux semaines avec  a peu pres les memes activites que sur la premiere. Bains dans une eau transparente, decouverte de l ile a velo, bons petits repas et siestes a volonte. Luxe, calme et volupte... La plage sur laquelle nous habitions faisait bien 4 km de long, surmontee d une montagne aux lignes elegantes que nous avions baptisee notre , la dessinant presque chaque jour. Les gros nuages d orage qui la coiffaient lui donnaient des reliefs continuellement changeant, lesquels nuages d ailleurs se sont mis a tomber tous les apres midi les derniers jours.

Il etait temps de quitter le paradis et de s occuper de rejoindre l aeroport de Kuala Lumpur par bus. Si vous voulez des adresses pour buller, nous en avons quelques unes sous le coude.

Nous avons pris donc le bateau pour revenir sur le continent. Ah le bonheur sur cette barque de peche reconvertie en bateau-taxi, sur une mer d huile entre les ilots verdoyants, les deux velos sur le pont ! Le monde s 'ouvre alors et on veut aller partout. Ah, le roi n etait pas mon cousin ( qui peut nous dire d ou vient cette expression d ailleurs ?)



comme la baie d Along mais sous le soleil

Publié le dimanche 12 février 2012, à 11:56, Krabi

Nous voici revenus en thailande et, apres plusieurs jours de route sous un soleil de plomb (nous n'osons pas trop le dire vu les climats qui sévissent en ce moment sur l'Europe) dans la superbe baie de Krabi-Phanga, parsemee d 'iles de reve qui nous tentent bien pour tirer une grosse flemme. Il n y a qu'a choisir, ce qui n est guere facile. Nous allons certainement commencer par Ko Yao Noi.

 Le paysage est tres ressemblant a la Baie d'Along au Vietnam, mais la température n'a rien a voir avec ce que nous y avons vecu en decembre.

Voici 4mois que nous sommes en route et nous sommes un peu fatigués, d'autant que Dany vient de faire une reaction a la nourriture des restaurants indiens de Goerogetown en Malaisie. On ne rit pas. Décidement, les indiens lui donnent des boutons.

Le billet de retour est pris pour le 15 mars. Nous n'avons pas l'intention de pedaler trop dur d'ici là.



Un detour par la Malaisie

Publié le jeudi 2 février 2012, à 08:25, George Town

Nous voici depuis 5 jours a Georgetown, sur l ile de Penang, a environ 15 mn de ferry du continent. Nous avons trouve une chambre dans le vieux centre ou se cotoient les quartiers ,chinois et malais avec des restes de batiments de l epoque britannique. Mais l architecture est tres vieille Chine avec des alignements de maisons a deux etages et devantures etroites protegees d arcades. C est un resume de la population et des religions malaisiennes. A notre arrivee les Chinois etaient en pleine celebration de leur Nouvel An. Defiles avec dragons ,feux d artifice, stands de nourriture dans les rues. Dans les temples chinois fumaient tellement d encens et de formules votives brulees qu on n y voyait plus. Pour diner nous preferons aller dans les restaurants indiens ou l on peut choisir ses legumes presentes dans de grandes gamelles et retrouver les epices idiennes. Sur l Esplanade, en bord de mer, les petites familles et la jeunesse musulmannes viennent boire des boissons sucrees et tres colorees. Et cette vieille ville est cernee de tours, toutes plus hautes les unes que les ,jusqu a la base d une montagne de 800 m de haut, faisant penser a Hong Kong. Nous avons visite sur cette ile le plus grand temple bouddhiste d Asie du Sud Est,. Jamais vu un bazar pareil. C est le supermarche de la superstition, de la consommation de babioles. Une injure au Boddhisatva qui s en fiche de toute maniere puisque lui, il s est eveille.

Vous n aurez plus de photos sur ce blog.nous avons bien failli perdre la quasi totalite d une carte memoire dans un cybercafe.

Nous reprenons demain la route vers le Nord, dument muni cette fois d un visa thai, afin de decouvrir la region de Krabi et Phuket.



Traversee eclair de la Thailande

Publié le dimanche 29 janvier 2012, à 09:29, George Town

 

Depuis que nous avons ecrit notre dernier article, bien des km se sont ecoules,mais par le train.

Apres avoir passe une journee entiere a Ubon Rathatani en Thailande pour aller dejeuner dans un delicieux restaurant vegetarien qui s avera ferme et boire le meilleur cafe frappe chez une petite dame qui n etait pas la, nous prenions le train pour Ayuthaya, avec etape a Nakhon Ratchasima ou il n y a rien d autre a voir qu une Jeanne d Arc locale devant laquelle viennent se prosterner en grand nombrede fideles

A Ayuthaya, ou nous revenions pour la 4eme fois avec toujours le meme plaisir, nous retrouvions nos amis et les promenades dans les ruines des temples. L:es traces des inondations sur les murs de brique, aussi hautes que noussont encore fraiches. Des arbres sont tombes, d autres sont morts d avoir ete noyes pendant plus de 2 mois. Et pourtant les Thais ont vraiment travaille dur pour nettoyer les lieux en si peu de temps. Aux abords de Bangkok on voit encore des monticules de cette boue qui avait tout macule.
Surs de nous, nous sommes alles au bureau d immigration pour acheter , comme il y a 2ans, une extension de visa de 2 mois. Mais la reponse du fonctionnaire a ete on ne peut plus claire : < Impossible. Nous ne pouvons vous delivrer que 7 jours. Pour 1 mois il faut que vous sortiez du territoire et le demandiez dans une ambassade> Les 7 jours donnes coutent tout de meme 30 E ! Nous tombions des nues. Et apres un moment d errance -  decidions de prendre le train pour la Malaisie pour y acheter notre visa thai. Absurdite des administrations ! Cependant nos velos ne pouvaient franchir la frontiere avec nous par le train. Le fourgon des gros bagages restant bloque a Hat Yai, 60 km avant le poste de douane. OK. Nous passerons donc de Thailande en Malaisie en selle sur les derniers kilometres.

Mais nous voulions tout de meme passer 3 jours a Bangkok, retrouver le plaisir de se deplacer en vedette sur la riviere Chao praya, faire quelques courses et revoir quelques lieux. Nous y arrivions tres tot un dimanche matin par le bus qui nous laissa 10 km au Nord de la ville, nous evitant ainsi 50 km de 4 voies et d autoponts.

Enfin, apres 18 heures de train nous avons retrouve la Malaisie, ses cafes epais et ses crepes, ses muezzins, ses musulmanes emmitouflees et ses chinoises en  shorts. Nous avons troque le et le ( bonjour et merci en Thai) contre le salamatDatang>et lemalais



de Thailande

Publié le dimanche 15 janvier 2012, à 06:35, Sathani Ubon Ratchathani

 

 

 

3 jours de velo en plein soleil sur une route toute droite pour rejoindre en 250 km la ville de Pakse au Sud du Laos.

Nous y restions une huitaine de jours. Nous allions voir le temple pre-angkorien de Champassak, au pied d une montagne boisee dominant le Mekong et cache derriere une haie de frangipaniers en fleurs. Ah le doux parfum !

Puis nous faisions une incursion sur le plateau des Boloven plante de cafeiers et tranche de failles dans lesquelles chutent de belles rivieres en cascades. Le site de Tadlo , absolument superbe avec son village au pied des chutes d eau, aurait pu nous retenir plusieurs jours s il avait ete plus paisible. Nous y supportions 18 heures non stop - de 4 h du matin a 22 h - de musiques et vociferations dans des haut-parleurs. Trop, c  etait trop.

De retour a Pakse nous nous sommes retrouver a table pour diner avec 3 autres  couples de cyclo voyageurs, venant de Russie, de Turquie ou d Israel et partant chacun pour son tour du monde personnel. Nous faisions bien sur figure de veterans car ils avaient tous moins de 30 ans.

Alors que nous achetions notre dernier casse- croute de baguette a la Vache qui Rit pour la route un Lao paya pour nous et s en alla. Nous n avons meme pas pu le remercier.

Et puis nous avons passe la frontiere. Retour en Thailande apres 2 ans d absence. C est un peu comme si le voyage allait se transformer en simple tourisme. Ici nous avons nos reperes. Nous retrouvons les couleurs gaies des vetements, les fleurs autour des maisons, les temples surcharges de dorures. Nous passions une derniere soiree au bord du Mekong avant de prendre la direction de l Ouest. Depuis mi -octobre nous avons sejourne sur les rives de l Irawady en Birmanie, de la Riviere des Perles a Canton, du Fleuve Rouge a Hanoi, du Mekong au Laos. Le prochain sera la Chao Praya a Bangkok. 5 fleuves pour 5 pays. Et la Loire alors ?

Nous allons quitter un peu l  asphalte au profit du rail pour rejoindre Ayuthaya, puis Bangkok, puis le Sud de la Thailande afin de ne pas refaire la meme route que voici 2 ans et avoir le temps de decouvrir la cote Sud ouest.



Nouvelles du Laos

Publié le mercredi 4 janvier 2012, à 11:54, Paksé

Il fait beau, il fait chaud, tres chaud meme l apres midi. Il suffisait pour retrouver l ete de passer la frontiere, de franchir le col entre Vietnam et Laos. Le ciel s eclaircit, la terre devint seche, les herbes jaunes. Les momes pres des maisons de bois jouaient en shorts ou culs nus. C etait a n y rien comprendre.

En arrivant a Savanakhet on croyait arriver au bord de la mer. Les gens boivent leur cafe a l ombre sur les bords du Mekong. Vieilles retrouvailles pour nous avec le Mekong, les poisssons grilles dans la croute de sel et le riz gluant. La baguette du petit dejeuner est croustillante.

Retrouves aussi le vacarme des sonos et les Laotiens abrutis de tele et de musique, buvant leur biere, scotches a leurs enceintes. Pourtant ils sont souriants, jamais stresses - c est le moins qu on puisse dire.

Ras le bol du froid et du gris depuis bientot un mois. Nous aspirons a un peu de detente e

t de chaleur.

Bonne annee a tous.

Nous apprecions les commentaires de nos fideles. Et a propos nous aimerions bien savoir qui se cache derriere la Picarde en ligne.



Hanoi ou la ville des mobs

Publié le mardi 20 décembre 2011, à 14:01, Hanoï

Hnoi c'est 4 millions d 'habitants et 2 millions de mobs. Et chacun circule strictement comme il l' entend. L: envie lui prend-elle de tourner a gauche, il tourne. Un autre 2 roues se trouve-t-il devant, il le double, par la gauche, par la droite, lui coupant la route, lui pilant sous le nez, et tout cela sans trop klaxonner, dans la plus grande decontraction et sans jamais donner de la voix. Parmi ceux la s' ajoutent et se faufilent les petits vendeurs poussant leurs velos surcharges de galettes, de cacahuetes, de chapeaux et chaussettes, de fruits et legumes, de PQ, ou marchant a pas glisses leur palanche sur l 'epaule lourde de faux billets a bruler dans les temples ou de pains francais. Quelques cyclo-pousse charrient leurs touristes dans des berceaux en forme de pelles a ordures. Les pietons voudraient emprunter les trottoirs mais en sont absolument empeches par les tabourets bas des cafes de rues, des marchandes de soupe et les mobs, encore elles, qui les prennent pour parking. En fait chacun tente d 'aller la ou il doit en evitant l 'autre. J 'imagine la meme chose dans nos pays d Europe ! Quel concert d' injures et spectacle d'empoignades ! A regarder d' une terrasse de cafe, le ballet de la circulation et ses chasses croises est absolument incroyable. Rien ne se touche, tout passe, alors qu' a vue d' oeil tout devrait s' emmeler et se bloquer.

Sur les seuils des boutiques somnolent quelques grand-meres habillees de pantalons et vestes matelassees et coiffees de bonnet. Les caissieres tricotent en attendant le client.

Nous avions deux achats a faire et, bel exploit !, les realisions des le premier apres-midi : un guide sur le Vietnam (3E la derniere edition toute photocopiee) et deux sacs de couchage en soie, chauds et tres legers, pour les futurs voyages.

Nous prenons la route demain matin pour le Sud.

Vous souhaitons a tous un bon Noel, bien que pour nous ce soit synonyme d 'inflation des prix d 'hotels et de monde sur la route.



La Baie d Along

Publié le dimanche 18 décembre 2011, à 14:13, Hanoï

 

Heureusement que nous avons eu 2 jours de soleil s? l ile de Van Done (Cai Bau). Les pitons rocheux a quelques encablures du port, la flotille de pêche trés active, la posibilite enfin de sortir nos carnets de croquis et même de boire un delicieux cafe glace s?r le port... Nous y avons cru au retour du beau temps. Mais ce fut de courte duree. Arives a la ville d Along, la brume nous a ratrappes et pendant 4 jours, de plus en plus froide et humide, nous laissant bien deviner que la Baie d Along, c ést fabuleux, máis comme un paysage fantome dáns la grisaille. Apres s etre fait arnaques comme tout le monde même en etant prevenus, pour traverser la baie nous avons regarde tristement ce decor, a velo et a pied, s?r l ile de Cat Ba, pulls et KWay s? le dós, cols remontes, tête dáns lés epaules et mains dáns lés poches. Que c ést beau la Bretagne ! Heureusement que lés locaux sont souriants, le riz delicieux, tout comme lés fruits de mer.
C ést la saison creuse. La poignee de touristes desoeuvree s ennuie ferme. A ce propos, cela nous a fait tout drole d entendre parler Francais ou Americain. Cela faisait plus d un móis que nous n avions pás croise un Occidental. Enfin, nous avons vu Along, y sommes arrives a velo, ce qui n ést tout de même pásrien, mais si vous voulez visiter la baie en plein soleil et sáns les fatigues du voyage, allez donc sur ww.world-heritage-tour.org/asia/vn/halongbay/island.html.

Nous voici depuis cet apres midi a Hanoi. Un grand moment la circulation dáns la capitale ! Nous en repartirons dáns 2 jours pour le SUD et peut enfin le soleil.



deux FAGO sur la route de Tang Tang Ku

Publié le mardi 6 décembre 2011, à 09:30,

Depart de Nanning sans difficultes, meme si certains panneaux nous laissent perplexes.

Arrivee dans l apres midi, 71 km plus au Sud , dans une bourgade dont je ne connais pas le nom, mais dont je connais l 'odeur : odeur de poussiere. Tout y est couvert de poussiere et de terre. Chaque camion qui la traverse - et ils sont nombreux - en souleve un nuage. Les rues sont defoncees, trouees, jonchees d'ordures. On pourrait faire un flash info illustrant un pic de pollution : des gens marchent la  main devant la bouche, la marchande de mandarines porte un masque, dans la rue on ne voit pas a 100 metres. Mais il faudrait eviter alors de montrer les restaurants de rues aux tables couvertes de poussiere dont les cuisiniers continuent impertubablement a faire sauter les nouilles dans leurs woks, ces femmes assises sur leurs seuils qui jouent avec leurs bebes. Nous croyons etre dans une ville sinistree, mais non, nous sommes simplement dans une petite ville chinoise en pleine expansion et qui est en train de doubler de superficie. Et puis il y a ces jeunes pleins de gaiete et tout a fait adaptes comme cette adolescente de 15 ans, mignonne et deluree, qui s' adresse spontanement a nous dans son anglais scolaire et nous sert d 'interprete pour trouver une chambre d' hotel et m 'embrasse en partant < Bonne chance, gentille petite chinoise. Puisses tu vivre dans un monde meilleur>

Hier 30 km seulement pour arriver dans une grande ville a l' heure du dejeuner. Mais 30 km de piste a partager avec les camions, tantot dans des paquets de poussiere, tantot dans la boue. Il fallait bien des VTT pour rouler la dessus. En fait, quand on veut refaire une route en Chine, on commence par la detruire completement, sur des centaines de km s 'il le faut, mais tout en la laissant ouverte aux usagers qui se partagent le chantier avec les engins. Comment mettre une deviation en place quand il n 'y a qu 'une route pour aller d un point a un autre ? Traversant une marre de glaise liquide, je commencais a deraper mais ne voulais pas mettre pied a terre la dedans. Mais quand j 'ai compris que j' allais finir les 4 fers en l 'air dans la bouillasse, tant pis pour mes petites chaussures Quechua roses et noires et PLAFF!, le pied dans la ... Les velos etaient dans un etat de salete indescriptible. On aurait dit que nous sortions d une competition de cyclocross par temps de pluie. Je  n'imaginais pas pouvoir imposer comme d, habitude les velos dans notre chambre d'hotel. A l 'entree de la ville nous passions les velos - et mes chaussures - au jet d 'une aire de lavage pour camions. Une jeune femme etait la, son bebe dans le dos, et nous offrit des petites patates douces cuites a la vapeur, sucrees, delicieuses.

 

Aujourd hui, reprise de la route, meilleure heureusement, mais sous la pluie, pour arriver jusqu 'a la ville frontiere avec un jour d ,avance sur notre date de visa. Il pleut toujours et , avec un peu de chance, si le ciel se degage, dans les jours qui suivent , nous devrions voir la Baie d' Along, car c 'est tout de meme pour cela que nous sommes ici.



tourisme a Nanning

Publié le vendredi 2 décembre 2011, à 01:55, Nanning

Avides de tourisme et de croquis nous decidions hier de visiter le village de Yangmei, d apres le Lonely Planet. Les adjectifs et m 'ont paru un peu exageres. Bon, c 'est un village qui conserve quelques vieux batiments,certes, mais beaucoup moins interessant que les villages Mongs vus en 2 009 et celui de Xinping sur la riviere Li ou nous avions sejourne pres d 'une semaine. C' est d 'une tristesse a mourir. Sur la riviere ne flottent que des dragueuses car, tant qu il y a du sable a draguer,des cailloux a casser, des roches a extraire, des graviers a trier, les Chinois s 'affairent. Leur pays semble partout avoir ete traverse par les hordes d ,Attila.

Le bus ne mit pas 40 minutes pour parcourir les 26 km de Nanning a Yangmei, toujours d 'apres notre guide ,mais plus d '1 h 30 ! Ce qui fait pratiquement 3 h 30 de trajet pour une visite d 'une heure, et encore en insistant beaucoup. Il faut dire qu 'en plus il faisait un froid de canard. Si la veille nous avions fait un tour apres diner en chemisette par une temperature tres douce, au matin un vent du Nord glacial nous accueillit sur le boulevard. Une chemise a manches longues et le KWay ne suffirent pas a  nous proteger et pour aller diner le soir nous sortions chaussettes, vestes polaires achetees la semaine derniere et enfouies au fond des sacs en attendant, pensions nous, le mois de mars prochain, et parapluies ! Car il s 'est mis a pleuvoir et la temperature devrait baisser encore ! Nous sommes ravis que ce mauvais temps nous atteigne ici et non dans un bourgade sinistre dans un hotel miteux. L 'attente sera moins penible, car, bien que nous ayions deja nos visas pour le Vietnam (obtenus en un jour), nous n 'allons pas reprendre la route par ce temps. Nous ne sommes pas equipes pour la pluie froide. Nous connencons a revoir l 'itineraire prevu et envisager de descendre vers le Sud Vietnam par le bus. Les montagnes du Nord risquent d 'etre trop severes et le climat trop rigoureux pour nous.

Sur l 'ordinateur de notre chambre nous avons pu regarder nos photos de Birmanie et de Chine. C 'est incroyable comme nous sommes passes d un pays colore a son voisin tout de grisaille. Il y a tant de beautes en Birmanie que l 'on angoisse a lui savoir un voisin si puissant et si destructeur.

Nous avons appris enfin comment dire en chinois :  Ca ne s' invente pas et m 'aurait bien aide l 'autre jour a la poste...

Aussi pourrais-je intituler notre prochain article < Deux fago sur les routes chinoises>



Repos a Nanning

Publié le mercredi 30 novembre 2011, à 10:20, Nanning

des fois les routes sont defoncees ...
 

Les velos sont enfin charges. Depart de chez nos amis a Canton. La maman nous dit au revoir

Voici deux images. L 'une au depart de Canton sur nos velos enfin charges et tout neufs. L 'autre sur une route un tout petit peu defoncee. Il est bien evident que quand c 'est carrement defonce nous avons autre chose a faire que de prendre des photos.

Nous sommes arrives a Nanning, importante etape de notre voyage puisque c 'est ici que nous devons obtenir les visas pour le Vietnam. Nous avons parcouru en 15 jours un peu plus de 900 km et il nous en reste environ 250 jusqu 'a la frontiere.

Repos dans un bon hotel en attendant les visas. Une apres midi en ville nous a suffi car il n y a que des centres commerciaux a visiter. Meme pas trouve une librairie.



de Chine

Publié le samedi 26 novembre 2011, à 09:16,

C est la derniere fois que je poste une lettre de Chine pour la France !

J ai tendu ma lettre a l employe derriere le guichet de la Poste of China qui a appele un de ses collegues. < I speak english. What can I do for you ?. - < A stamp, please> lui ai je repondu. Il prit mon enveloppe et m' en tendit une autre avec l' inscription Air Mail. L adresse reecrite par mes soins, je tachais de fermer l' enveloppe mais il n 'y avait pas de fermeture adhesive au dos. Un autre employe arriva alors avec un pot de colle et un bout de bois avec lequel il enduisit consciencieusement le rabat. Bon. Je retendis l 'enveloppe qui passa alors dans toutes les mains et sous tous les yeux, a l 'envers, a l 'endroit, l' en-tete en haut, l 'en-tete en bas, devant des mines perplexes. Mon anglophone semblait avoir epuise son repertoire < Hong Kong ?> -  Aucun echo< Europe> precisai je. Toujours pas d 'etincelle. J' etais de moins en moins sure que ce pays existait. Le nom de Sarkozy aurait peut- etre servi a quelque chose, mais il ne m occupe pas assez l 'esprit pour que je pense a le citer. < Spania, Germany...> Rien . - < Ah ! Italy, Italy!> Il avait du y avoir un match de foot avec l 'Italie a la tele ces jours ci. Oui, mais alors quel prix appliquer pour l' Italie ? Un employe tachait de se renseigner par telephone tandis que deux autres - plus le facteur reconnaissable a son kepi - parcouraient du doigt une table de prix toute en chinois. Finalement il fut decide d 'appliquer le tarif le plus cher, car l 'Italie , c' est surement tres loin, ce qui d 'ailleurs n' est pas faux. Et mon anglophone d' annoncer fierement < 6 Yuan>. Et ma lettre est partie vers des centres de tri ou l 'on n' exige surement  pas des employes la connaissance de l 'ecriture occidentale, tout comme on n' exige pas chez nous la connaissance du Chinois pour traveiller a la poste.

Et nous continuons a pedaler vers l 'Ouest. Pendant deux jours a toute petite vitesse par des routes tres escarpees, et maintenant grand train sur une route tres frequentee, les yeux pleins de poussiere et la tete pleine de grondements et de klaxons. Et contents quand meme de pedaler...



Hong Kong - Syngapour 2eme edition

Publié le lundi 21 novembre 2011, à 12:44,

En fait nous sommes partis de Canton et n 'iront certainement pas a Syngapour. Mais cela fait tout de meme bizarre de se retrouver 2 ans apres notre 1er periple en Chine a nouveau sur ces routes pestilentielles encombrees de camion.

Nous avons ete accueillis a Canton par un jeune couple et leur maman absolument charmants qui nous ont pris en main pour nous faire gouter quelques specialites gastronomiques et surtout nous emmener de magasins en magasins, y compris Decathlon, pour choisir nos velos. Finalement nous choisissions les pieces detachees ( des rayons a la selle en passant par le cadre, le derailleur et tous les autres accessoires).

Commandes le dimanche apres midi, nos velos etaient montes sur le trottoir devant le magasin et livres le lundi soir, verifies et regles au poil. Eh oui, c est cela l 'efficacite chinoise ! 4 gars sur le boulot qui travaillent avec serieux et sans compter leurs heures.

Nous partons avec deux sacoches waterproff Ortlieb chacun, des selles hyper confortables et meme une housse impermeable pour proteger les velos offerte par nos jeunes amis.

Mais avant de prendre la route il nous a fallu suivre notre guide local, habille comme nous en Quechua,  a travers la circulation dense de Canton, sans vraiment beaucoup de regles de conduite, avec des deux roues et parfois des voitures en contre sens, by day et by night, a un train d 'enfer.Rien de tel pour se mettre des becanes en main.

Et nous voici sur les routes de Chine, direction la frontiere vietnamienne, trop souvent sur des 6 ou 8 voies, mais parfois aussi sur des petites routes de campagnes grace aux indications de nos amis.
Apres un mois passe dans une Birmanie rurale et au rythme lent, c est un vrai plongeon dans la societe de consommation que ce retour en Chine.



de Birmanie

Publié le vendredi 11 novembre 2011, à 04:01,

Bonjour,

Coucou, nous revoilou ! Pendant ce mois passe en Birmanie, il ne nous a pas ete possible d oouvrir notre blog vue la lenteur des connections internet. Nous allons donc faire un petit resume du vecu dans ce pays qui nous a charme par le peu que nous ayons vu.

 

Apres quelques jours a Yangoon, le temps de prendre contact avec le pays et de se remettre du decalage horaire, nous allions a BAGAN, 600 km au nord. Et le voyage commencait enfin. loges dans un bungalow avec terrasse nous n'allions pas bouger pendant une semaine. Il y avait tant a voir ! Il nous a fallu, comme entree en matiere, regarder des trombes d eau tomber pendant deux jours et deux nuits. Armes de parapluies nous avons patauge comme tout le monde dans les rues defoncees et sableuses du village pour aller faire quelques courses et diner dans les petits restaurants locaux.

Les Birmans sont vraiment tres gentils, souriants, discrets, prets a renseigner le touriste egare. Hommes et femmes sont vetus de jupes longues et etroites, le longhy, noue sur le devant pour les hommes, sur le cote pour les femmes.Les repas sont le plupart du temps delicieux, le menu typique du pays etant une assiette de riz entouree d une dizaine de soucoupes garnies de legumes en salades, en purees, en curries, et d une viande ou d un poisson. Le tout pour 2 ou 3 E et toujours accompagne d une soupe et de the vert a volonte.

Nous avons loue des velos et commence nos investigations parmi les 4 000 pagodes et pagodons qui dresssent leurs pointes dans la campagne de Bagan, tous pareils et tous differents, garnis de miliers de bouddhas de toutes tailles. Les croquis commencaient a rentrer. Et comme je l ai deja dit voici quelques annees en arrivant en Asie : on mange du riz, om croque du bouddha, c est le bonheur.

La deuxieme etape de notre sejour fut Kalaw, a 1300 m d altitude. 10 h de bus sur une route qui n en a que le nom. J ai vu des pistes plus faciles. Partis a 3 h 30 du matin, nous arrivions en debut d apres midi dans un etat second. Mais nous y trouvions une petite bourgade bien sympa, entouree de montagnes, et surtout de la fraicheur. Le marche surtout nous ravit, haut en couleurs avec ses femmes descendues des villages isoles, vetues de leurs costumes traditionnels noirs et coiffees d une echarpe rouge en guise de turban. beaucoup de chapeaux coniques en bambou et en paille ausi, Promenade jusqu a des pagodes et une grotte incroyable dans laquelle 2 000 bouddhas de toutes tailles, en bois laque ou plastique blanc, meditent parmi les guirlandes electriques multicolores et clignotantes.

 

Troisieme etape : le Lac Inle a 50 km.

Il y avait bien un bus qui nous y aurait emmenes, mais nous preferions faire l experience du train et cela mit la journee.Le train, arrive avec deux heures de retard seulement, mis 4 h pour couvrir la distance. Il prenait la houle en plein travers les rails etant terriblement deformes, et nous allions parfois au pas lent des boeufs. Dans les gares, foule de petits vendeurs, le plateau sur la tete,
Au lac inle, nous passions une dizaine de jours. A 900 m d altitude ce sont des villages lacustres proteges par de hautes montagnes, des villages de simples cases de raphia mais aussi des maisons de bois a etages, allignees le long de rues d eau, entouree d une courette d eau delimitee par des bambous et les villageois se deplacent en pirogue. Du bourg principal ou nous logions vers les villages eloignes ce sont des centaines de longues pirogues a moteur qui transportent locaux ou touristes dans des vrombissements de moteur. Ce qui n empeche pas les pecheurs de relever leurs filets debout a l arriere de leur barque, godillant a l aide d une jambe enroulee autour de le perche ce qui leur donne l air d echassiers a jambe de bois. Au bourg principal, sur le canal qui mene au marche c est un embouteillage de pirogues noires dechargeant sacs et gens et surtout des paniers debordant de tomates, specialite de la region. Les jours ont passe trop vite dans cette region paisible habitee de gens doux et souriants, de ces visages bruns aux pommettes hautes. Meme si les temples branchent leurs haut parleurs des 4 ou 5 h du matin, meme si les petits camions baches petaradent en lachant des gaz pestilentiels.

 

Demain nous prenons l avion pour la Chine. Un nouvel episode deu voyage nous attend.



Le départ est pour dans quelques jours

Publié le samedi 1 octobre 2011, à 14:54,

 Le départ est pour dans quelques jours et s’organise petit à petit. 

Autrefois, nous allions acheter notre billet d’avion dans une agence, un guide dans une librairie et il n’y avait plus qu’à attendre le jour J. Une fois sur place, nous envoyions une carte postale à la famille, et voilà.  Mais maintenant c’est bien plus facile avec Internet.
 
Sur Internet, on peut choisir parmi 500 promos et 500 prix différant selon le jour du départ, donc tout comparer, revenir en arrière pour vérifier, décider s'il vaut mieux partir le lundi plutôt que le mardi ou le mercredi pour profiter des meilleurs tarifs. Enfin, après avoir passé plusieurs heures à tergiverser  -voire plusieurs jours car les prix annoncés changent continuellement -, à cliquer comme des fous, on passe à la phase réservation. Et alors là, il faut tout choisir à nouveau, son siège, son repas, si on veut une assurance, un billet de bus pour aller dans le centre de cette ville du bout du monde, une carte SIM pour son téléphone portable afin de pouvoir tchatcher tout de suite avec ce peuple dont on ne connaît pas un mot de la langue, un hôtel enfin pour la première nuit – et ne pas lire les avis des internautes une fois la réservation payée pour s’apercevoir que l’hôtel élu est tout simplement « une niche à chien dans un quartier glauque »(sic). Enfin, on est content, on a payé, la carte bancaire a été acceptée, débitée, il ne reste plus qu’à demander les visas, en espérant les obtenir car les billets pas chers ne sont ni remboursables ni échangeables.
 
Les visas, c’est toujours par Internet. C’est facile, on peut imprimer les formulaires, les remplir tranquillement à la maison, et les renvoyer avec les passeports à une agence qui s’occupera de tout. Pour la modique somme de 300 E, nos passeports chèrement payés eux-mêmes (80 E chacun) sont confiés aux bons soins de la poste – et l’on a un peu l’impression de les avoir jetés à la mer dans une bouteille. Mais ladite agence nous tiendra au courant de l’avancement des formalités, toujours par Internet. Et chaque matin d’aller voir anxieusement dans sa boite à courriels s’il y a des nouvelles.
 
Sur Internet, il y a des forums qui permettent d’être reçus chez d’autres voyageurs ou des autochtones, ce qui peut être sympa et intéressant. Et de retourner vers son écran et son clavier pour voir s’il n’y aurait pas quelqu’un qui pourrait nous accueillir une soirée sur notre itinéraire. Il faut aller voir les profils des hôtes qui se proposent. Sont-ils de vieux croulants, de grands sportifs qui vont nous embringuer dans une virée impossible, des intellos ou des jeunes branchés qui nous feront écouter de la musique toute la nuit ? Vont-ils nous emmener en boite, rameuter une bande de potes ravis de rencontrer des « farangs » (étrangers) ou nous faire passer une soirée en famille ?
 
Mais au fait, nous n’avons toujours pas de guide ! Il paraît que sur Internet on peut acheter les chapitres concernant les régions que l’on prévoit de traverser. C’est bien plus économique et moins encombrant que de se trimballer un pavé sur la Chine, un autre sur le Vietnam et le Laos. Après avoir enfin trouver qui propose ce produit, on ressort donc la carte de crédit et le site de vente promet de vous envoyer un courriel avec le lien pour télécharger ledit chapitre. Evidemment cela ne marche pas et il faut un certain temps avant de comprendre que vous n’avez pas le bon logiciel dans votre ordinateur. Il « suffit » de le télécharger précédemment.  Enfin, on a le texte sur l’écran et comme vous êtes à la pointe du progrès et que vous posséder un « e.reader » ( en d’autres termes un lecteur électronique de poche), vous vous dites que ce sera drôlement pratique d’avoir toutes ces pages sur votre petit appareil. Et là encore, cela ne fonctionne pas. Retour sur le site vendeur, sur la FAQ (foire aux questions) pour découvrir que les chapitres achetés ne sont pas téléchargeables sur les « e.reader », ni transférables sur une clé USB ou un CD. Il ne reste donc plus qu’à tout imprimer, ou acquérir un « netbook », c’est-à-dire un mini ordinateur de voyage.
 
Mais j’oubliais. Nous n’avions pas vérifier tous les paramètres avant de réserver l’avion. Cela tombe justement un jour de grèves nationales. Ce serait plus sécurisant d’arriver à l’aéroport la veille. N’est-il pas trop tard pour réserver un hôtel ? Sur Internet, il suffit de choisir, le prix, l’éloignement, les transports pour y aller … Cette fois, je crois bien que la carte de crédit va se fendre en deux.
 
Ce qui est super sur Internet, c’est qu’on peut ouvrir un blog pour donner des nouvelles à la famille et aux amis tout au long de son voyage. Il n’y aura qu'à chercher à chaque halte la cyberbase du bled et taper son texte et charger ses photos. Ouvrir un blog, c’est facile. Cela prend 3 minutes est-il dit sur Internet. Et c’est une soirée de plus à le mettre en place. Mais surtout ne pas oublier d’écrire dessus souvent, car la famille ne comprendrait plus que vous ne donniez pas de nouvelles régulièrement et n’imagine pas que vous n’ayez pas toujours envie d’aller sur Internet, même du bout du monde une fois quitté le bureau.
 
Et dire qu’il y a des gens qui partent pour seulement une ou deux semaines !
 
Mais au fait, quel temps fait-il à Canton, à Rangoon, ou à Kuala Lumpur ? On pourrait aller regarder sur Internet ? Zut, il y a un typhon sur Hong Kong. Est-ce qu’on fait bien de partir ?
 
Et comme ce texte d’humeur est finalement assez marrant, je vais le recopier sur mon ordinateur et l’envoyer aux amis – par Internet.